La Poste, en route pour la transition énergétique

La Poste, en route pour la transition énergétique

La Poste possède la plus grande flotte de véhicules électriques du monde

Alors que de nombreux grands groupes français comme Engie ou EDF sont accusés par différentes ONG de greenwashing, La Poste semble à l’abri de telles attaques. La société plusieurs fois centenaires (elle a été créée en 1576) s’est forgée une image verte grâce à une véritable politique de transition énergétique.

 La lutte contre le réchauffement climatique est le combat des peuples et des états. Mais il est aussi celui des entreprises et des entrepreneurs ; ce blog tend d’ailleurs à le démontrer. Et le rôle des grands groupes revêt une importance particulière. Tout d’abord, de par leur taille, les mesures qu’ils peuvent prendre ont rapidement des conséquences impactantes. D’autre part, les grands groupes ont valeur d’exemples auprès du reste de la société. Lorsqu’ils s’engagent sur un chemin, les différents acteurs économiques ont tendance à les suivre. Cela, La Poste l’a bien compris, tout particulièrement en matière de transition énergétique.

 Durant la COP 21, à l’instar d’autres grands groupes, la société des facteurs et factrices a pris la parole. Par l’intermédiaire notamment de Philippe Wahl, PDG du groupe depuis 2013, La Poste a souhaiter profiter de l’occasion pour expliquer le rôle des entreprises dans la transition énergétique et exprimer son avance en la matière. En effet, le groupe dispose de la première flotte de véhicule électrique du monde selon son PDG. Depuis 2012, voitures électriques, mais aussi quads, vélos ou triporteurs (tous électriques ou à assistance électrique) composent cette flotte impressionnante. A l’horizon 2020, la société de Philippe Wahl veut déployer 10 000 véhicules électriques de seconde génération. Aujourd’hui, ce sont près de 6 000 véhicules électriques et 20 000 vélos à assistance électrique qui font le quotidien des postiers. En parallèle, en Franche-Comté, La Poste expérimente des véhicules à hydrogène. Ce test concrétise également la volonté du groupe de « challenger » les industriels du transport pour les pousser à concevoir des solutions et des véhicules propres toujours plus performants.

Bien entendu, le plan d’actions du groupe postier ne s’arrête pas aux véhicules, même s’il s’agit d’un défi de grande ampleur (le secteur des transports représentant environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France). Il ne s’agit pas ici de faire la liste exhaustive des actions du groupe. Toutefois, notons également le lancement récent de la gamme verte, gamme de produits permettant de financer et d’assurer l’achat de véhicules électrique ou hybrides, ou le financement de la rénovation énergétique des logements. Et, par ailleurs, avec 7 millions de mètres carrés d’immobilier, La Poste pourrait être à terme un véritable producteur d’énergie, notamment solaire. A Lons-le Saunier, dans le Jura, le hangar de la société est couvert de panneaux solaires, directement reliés à la recharge des véhicules électriques.

Si, bien sûr, le grand public doit toujours rester vigilant et exigeant vis-à-vis des entreprises et des grands groupes, il faut savoir aussi les encourager et les soutenir. Reconnaissons donc ici le travail fourni par La Poste depuis plusieurs années, tout en poussant la société à en faire toujours plus. La responsabilité environnementale du groupe est forte. Il semble l’assumer. Mieux, La Poste entraîne avec elle ses concurrents. Ainsi, l’un de ses challengers a décidé de se doter de 5 000 véhicules électriques. Les grands groupes, dans le cadre de la transition énergétique, et à l’image de La Poste, ont décidément bien un rôle crucial à jouer.