BlueBees, le crowdfunding du développement durable

BlueBees, le crowdfunding du développement durable

KissKissBankBank, Ulule, My Major Company…ces noms vous parlent ? Ces sont les leaders du crowdfunding en France. Le crowdfunding, ou « financement par la foule », est un phénomène en fort développement depuis la fin des années 2000. Depuis que le web est devenu assez mature pour rassembler un flux suffisamment important d’internautes.

Les sites de crowdfunding, dont la finalité est moins barbare que leur appellation, sont des plate-formes favorisant la connexion de porteurs de projets avec les internautes. Les premiers recherchent des fonds afin de concrétiser leurs projets, tandis que les seconds financent les projets qui les intéressent. Les sommes investies sont en général relativement faibles : des dizaines voire des centaines d’euros. Mais l’effet « foule » permet de multiplier ces petites sommes et d’atteindre des montants conséquents permettant alors de financer le projet concerné. On parle donc de financement participatif.

Le phénomène rencontre un tel succès que les sites de crowdfunding généralistes (contenant tous types de projets) tels Ulule ou KissKissBankBank sont sans cesse rejoints par des spécialistes. Il y a eu d’abord My Major Company pour la musique, Friendsclear pour les entrepreneurs, Touscoprod pour le cinéma ou Emphasis pour le photojournalisme…

Il n’avait donc pas de raisons pour que le développement durable ne fasse pas partie de la liste des secteurs investis par le financement participatif. C’est chose faite avec BlueBees ! La start-up, lancée en 2013, est l’oeuvre de Maxime de Rostolan, un ingénieur en environnement et Thomas Devilder, ancien directeur marketing d’Overblog et au profil plus commercial. Ces deux entrepreneurs sont complémentaires. En amont, Maxime se charge d’identifier des projets qui correspondent au cahier des charges de BlueBees. Et, en aval, Thomas se destine à faire connaître le site auprès des internautes.

Femmes travaillant du soja bio au Burkina Faso.

BlueBees recherche des projets entrepreneuriaux portés par des hommes et des femmes de pays en voie de développement. Actuellement, le site propose aux internautes de financer des projets au Cameroun et au Burkina Faso. L’un concerne Jacques George, un camerounais qui vend du miel naturel. Il a besoin de 20 000 euros. L’autre est un projet porté par Marcel Ouedraogo, un burkinabé qui souhaite développer une activité de transformation et de valorisation de soja bio.

Dans le cas où les projets réussissent, les internautes qui les auront financer pourront être rémunérés. L’internaute est donc perçu comme un véritable investisseur. Il y trouve son compte. Par ailleurs, les entrepreneurs locaux, en développant leur activité, permettront de créer des emplois dans leurs pays respectifs. Avec BlueBees, la recherche de fonds s’internationalise, tout comme le développement durable.

Ci-dessous, une vidéo présentant le projet de Jacques George, un entrepreneur camrounais présenté sur BlueBees.fr :

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