Devenez cyberacheteur de produits bio avec Greenweez et Green Republic !

Devenez cyberacheteur de produits bio avec Greenweez et Green Republic !

Green Republic, place de marché pour les produits bio, locaux et responsables.

Depuis l’après-guerre, nous, consommateurs, allons traditionnellement dans un hypermarché ou un supermarché lorsqu’il s’agit de faire nos courses. Le concept de la grande distribution nous a simplifié la vie et nous l’a rendue moins cher. Il a également permis à des entrepreneurs de bâtir de véritables empires. Edouard Leclerc , avec les magasins à son nom, et Gérard Mulliez, qui a fondé la chaîne Auchan, en sont les deux meilleurs exemples. En parallèle, la grande distribution spécialisée dans l’alimentation biologique fut créée dès 1948 (création de La Vie Claire) et se développa réellement à partir des années 80 avec des acteurs comme Naturalia (filiale de Monoprix fondée en 1973), Biocoop ou plus récemment Bio c’ Bon.

Or, Internet pourrait à terme révolutionner l’ensemble du secteur de la grande distribution, comme il l’a fait pour les secteurs de la musique ou du voyage par exemple. Même si aujourd’hui nous sommes loin de cette révolution, le marché commence tout de même à subir des changements. De fait, on peut aujourd’hui faire ses courses sur Internet. Deux solutions sont aujourd’hui accessibles pour les consommateurs. La première, une solution intermédiaire du type Leclerc Drive, offre la possibilité de faire ses courses en ligne, puis d’aller les chercher quand on le souhaite dans son hyper ou son supermarché. La seconde solution, plus radicale, permet tout simplement de ne plus se déplacer : l’internaute achète ses produits sur un site internet comme Houra, Auchandirect ou Ooshop (le supermarché en ligne de Carrefour) et est livré directement chez lui.  La grande distribution « bio » s’y est mise aussi, à l’instar de Naturalia. Ainsi, la tendance à la dématérialisation de la grande distribution est de plus en plus forte.

A l’image des banques en ligne qui ne sont présentes que sur Internet sans avoir de succursales, des sites se sont créés sur le web sans réseau physique. Des « green entrepreneurs » ont, pour simplifier, transposé le concept de grande surface du bio sur le web. Deux sites semblent se détacher : ils s’appellent Greenweez et Green Republic. Lancés tous deux en 2008, ces deux sites proposent une offre de produits relativement similaire, mais avec deux modèles différents.  Sur les deux sites, l’internaute a une large gamme de produits à disposition. Cela va des pâtes bio au vélo électrique en passant par les cosmétiques bio ou les vêtements éco-responsables. Mais si Greenweez est un supermarché écologique en ligne avec pas moins de 32 000 produits référencés, Green Republic est lui une place de marché bio et responsable qui rapproche  producteurs et consommateurs.

David Lozano et Benjamin Cahen, co-fondateurs de Green Republic.

En quelque sorte, Green Republic, fondé par Benjamin Cahen et David Lozano, est « l’eBay du bio ». Sur le site, les producteurs sont mis en valeur et possèdent des boutiques sur lesquelles les internautes peuvent faire leur shopping. D’autre part, le site propose des ventes privées à sa communauté d’abonnés. Pour se rémunérer, Green Republic prend une commission sur les ventes des producteurs qui se chargent eux-mêmes d’envoyer leurs produits. A l’inverse, Greenweez, créé par l’ingénieur Supélec Romain Roy et le polytechnicien Carl de Miranda, est un véritable supermarché. Le site achète des produits bio et responsables à des producteurs et les revend aux internautes via son site. Cela oblige Greenweez à gérer lui-même les envois de colis. Le site possède par exemple un entrepôt de 4 000 m2 pour la logistique. Ce business model nécessite également plus d’emplois. Greenweez compte une cinquantaine de salariés tandis que Green Republic en compte moins de cinq.

Entrepôt de la société Greenweez, site de vente en ligne de produits bio et éco-responsables.

Au final, les deux sites proposent deux modèles différents. Mais ils partagent une même qualité de service et une même passion pour le web et une économie plus responsable. Quand on sait que le web est un moteur de notre économie et que le secteur des produits bio et éco-responsables continue sa croissance, il n’y a pas de quoi s’inquiéter pour le destin des ces deux start-ups !

Ci-contre, une interview de Carl de Miranda, co-fondateur de Greenweez (interview Frenchweb) :

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