JO de Londres : les Jeux Olympiques du développement durable ?

JO de Londres : les Jeux Olympiques du développement durable ?

Les anneaux olympique avec Tower Bridge en arrière-plan. (Source : Le Figaro)

Il y a quatre ans, la flamme olympique s’était arrêtée en Chine. Les JO 2008 de Pékin, sur le plan extra-sportif, n’avaient pas fait l’unanimité. Entre les débats sur l’octroi des Jeux à la dictature chinoise, ceux sur la destruction de quartiers traditionnels pour laisser place aux installations olympique ou ceux sur les faibles efforts effectués dans le sens de l’environnement, les Jeux Olympiques de Pékin avaient suscité de nombreuses interrogations.

Quatre ans plus tard, même si tous les Jeux reçoivent leur part de critiques, les JO de Londres semblent être à l’abri des polémiques. Et  force est de reconnaître que les JO 2012 seront un bon cru pour l’environnement. Certains parlent même de ces Jeux comme étant les Jeux Olympiques du développement durable.

Vue d’artiste du parc olympique de Londres 2012. (Source : lci.tf1.fr)

Alors, qu’a-t-il été fait dans le sens de l’environnement ? Tout d’abord,    la construction du parc olympique est synonyme de « verdissement ». Le lieu choisi, à l’est de Londres, était une ancienne zone industrielle polluée. Près de 2 millions de tonnes ont été nettoyés. Aujourd’hui, c’est un parc vert, au propre comme au figuré. Par exemple, 2 000 arbres ont été plantés. Les eaux de pluie sont réutilisées. Le parc olympique a, en outre, été construit à partir de bois certifié PEFC, c’est-à-dire un bois issu d’une gestion durable des forêts. Par ailleurs, chose importante, le parc olympique ne sera pas transformé en ville fantôme dès la fin des JO (comme ce fut le cas à Athènes en 2004) : il a été envisagé dès le départ de convertir les locaux en logements ou en centres universitaires à l’issue des Jeux. Ainsi, les quartiers défavorisés des environs pourront bénéficier de logements, d’un parc, d’une piscine ou encore d’un centre commercial.

Stade olympique de Londres 2012. (Source : Challenges)

Le stade olympique de Londres, lui, se veut « le stade le plus écologique jamais construit pour des Jeux Olympiques ». Il a été éco-conçu et bâti avec de nombreux matériaux à faible densité carbonique, légers et/ou recyclables. Le stade a par exemple profité d’une cuvette créée artificiellement et réduisant du coup le besoin en matériaux de construction. D’autre part, le stade olympique, qui atteindra une capacité de 80 000 places pendant les Jeux, sera démonté en partie pour être réduit à une capacité de 25 000 places. Cela évitera le gâchis de sous-exploiter un immense stade comme c’est le cas actuellement à Pékin avec le fameux Nid d’Oiseau qui a servi pendant les Jeux de Pékin ; d’autant plus que Londres possède déjà de nombreux stades (Emirates Stadium, Stamford Bridge, etc)…

Entre le parc olympique et ce stade qui abritera les cérémonies d’ouverture et de clôture, Londres semblent donc avoir respecter ses annonces en termes de développement durable. Mais, même si depuis 2004 l’environnement est le 3ème pilier des Jeux Olympiques après le sport et la culture, soyons réalistes. Des « Jeux Olympiques verts », ce n’est qu’une formule. On pourrait même parler d’oxymore. Comme le dit John Sauven, directeur exécutif de Greenpeace au Royaume-Uni, quand  » vous faites venir pour un week-end ou une quinzaine de jours des masses de gens, qui prennent l’avion en consommant un maximum d’énergie, et repartent de la même façon : difficile d’appeler cela du développement durable » !

Sources :

PEFC France

Lapresse.ca

Site officiel des JO 2012

You must be logged in to post a comment.