Conférence Rio+20 : un échec !

Conférence Rio+20 : un échec !

La conférence RIO+20 s’ouvre aujourd’hui mercredi 20 juin et s’achèvera ce vendredi 22 juin. Le nom de cette conférence gérée par l’ONU renvoie au sommet de la Terre qui fut organisé en 1992, il y a tout juste 20 ans, à Rio.

On peut de ce fait se demander si les chantres du développement durable se seraient satisfaits de l’évolution de la situation 20 ans plus tard ? Difficile de répondre. Certes, les enjeux du développement durable qui recoupent trois volets (économique, social et environnemental) semblent inscrits dans les esprits et les discours des décideurs de ce monde (encore que : Merkel, Obama, Poutine et Cameron ne seront pas à Rio ! ).

Barack Obama était présent au Sommet de Copenhague 2009 sur le climat, mais ne sera pas présent à Rio.

Mais, en pratique, les discours ont du mal à se transformer en actes. L’une des raisons principales ? Le manque de convergence entre les pays, qui bloque les discussions. Parmi les pays qui font blocage, les pays émergents sont pointés du doigt. Ces pays connaissent des taux de croissance à rendre jaloux tous les pays industrialisés et ne veulent évidemment pas casser cette dynamique. Or, pour eux, la signature d’un accord ambitieux en matière de protection de l’environnement et d’amélioration des normes sociales est perçue comme un obstacle à leur économie et un frein à leur croissance. Ces pays émergents perçoivent également un accord trop contraignant comme un avantage pour les pays industrialisés qui sont en avance en termes de compétences et de technologies vertes. Bien sûr, la position des pays émergents peut être compréhensible et il est difficile pour les pays dits « occidentaux » de donner des leçons de morale alors qu’eux-mêmes en ont profité pendant des dizaines et des dizaines d’années. De plus, certains pays industrialisés empruntent aujourd’hui une position ambiguë, à l’instar des Etats-Unis. La conséquence de ces difficultés à se mettre d’accord a abouti à l’échec de Copenhague et, semble-t-il, devrait aboutir à l’échec de RIO+20

Car, au final, la conférence RIO+20 va enfanter d’un texte de 49 pages.  Intitulé « L’avenir que nous voulons », ce texte est déjà décrit par de nombreux observateurs comme étant « un accord à minima » (selon Le Nouvel Obs),  une « déception significative » (selon WWF) ou pire la « plus longue lettre de suicide de l’histoire » (selon Greenpeace International). De là à baptiser cette conférence Rio moins 20, il n’y a qu’un pas…

Sources :

– La Croix

Le Nouvel Obs

La Presse.ca

 

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