La Chine, un enfer vert ?

La Chine, un enfer vert ?

 Lorsque l’on évoque la Chine, on pense à son économie galopante, mais pas seulement… La Chine est également connue dans les pays dits « développés » comme étant un ennemi du développement durable. Les conditions de travail extrêmement difficiles de certains salariés chinois font l’objet de nombreux sujets dans les médias occidentaux, au même titre que la destruction de l’environnement qu’implique la croissance chinoise. Par exemple, la Chine est le premier consommateur d’énergie au monde, le premier marché automobile ou encore le plus gros émetteur de CO2 de la planète. On peut noter également que lors de la ratification du protocole de Kyoto, la Chine avait été « épargnée » par les contraintes en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES). La Chine serait bien un enfer pour tous les promoteurs du développement durable.

Or je me suis rendu en Chine en avril et mai 2012. Je m’attendais donc à tomber dans cet enfer vert sans commune mesure avec tout ce que l’on peut connaître à travers le monde. A ma grande surprise, je me suis rendu compte que non seulement la Chine n’était pas insensible aux enjeux de développement durable, mais qu’en plus l’Empire du Milieu était même en avance sur certains points par rapport à la France, entre autres.

Tout d’abord, toutes les personnes qui se sont rendus en Chine ont pu se rendre compte du nombre incroyable de scooters et de vélos électriques en circulation. Dans certaines villes (comme Kunming, capitale du Yunnan), il est quasiment impossible de trouver des scooters thermiques tellement l’usage du scooter électrique est répandu. Toujours en matière de transports, l’état chinois souhaite développer massivement la voiture électrique. Il va investir plus de 15 milliards de dollars dans ce type de véhicules en soutenant la R&D, en développant les infrastructures (recharge des véhicules notamment) ou en incitant fiscalement l’achat de ces voitures. On constatera que la marque BYD (Build Your Dream) qui fournit la ville de Shenzen en taxis et en bus électriques et qui fournit des taxis électriques aux Jeux Olympiques de Londres 2012, est une marque chinoise !

Panneau solaire thermique à Dali, Chine

En matière d’énergie cette fois, j’ai été frappé par le développement insensé des panneaux solaires qui ornent les toits de millions de maisons et immeubles en Chine. Il s’agit principalement d’énergie solaire thermique afin de chauffer l’eau.

Dernier exemple (mais il y en a d’autres), il s’agit des poubelles. Dans toute la Chine, on peut constater que les poubelles publiques sont toujours composées de 2 réceptacles : l’un pour les déchets à recycler, l’autre pour les déchets non recyclables.

Poubelles à Xi’an, Chine

Certes, la sensibilité de la population chinoise vis-à-vis du développement durable n’est sûrement pas à la hauteur de celle de l’état chinois, mais en tout cas ces exemples montrent bel et bien que la Chine n’est pas cet enfer vert que le monde entier voudrait bien faire croire…

 

 

D’accord? Pas d’accord? Vous avez des choses à rajouter? Allez-y, laissez vos commentaires…

 

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